Tito (Josip Broz)

 

Josip Broz, plus connu sous le nom de Tito (Pseudonyme qu'il prit en 1934, alors qu'il était membre du Komintern à Moscou), parfois précédé de la mention de la dignité de maréchal (maréchal Tito), était un homme d'État yougoslave de père croate et de mère slovène, né le 7 mai 1892 à Kumrovec (nord-ouest de la Croatie), mort le 4 mai 1980. Il est parfois nommé, en français, Joseph Tito.

Tito était le septième enfant de Franjo et Marija Broz.

D'abord apprenti, puis ouvrier d'usine, il est mobilisé en 1914 au sein de l'armée austro-Hongroise. Il est fait prisonnier par les russes en 1915, puis lorsque la révolution d'Octobre éclate, il s'engage dans l'armée rouge, avant d'adhérer au parti communiste en 1919. Il devient agent clandestin du parti dans son pays natal (entre 1923 et 1928), activités qui lui valurent d'être emprisonné pendant 5 ans (1928-1934). Après avoir combattu pendant la guerre civile espagnole, au côté des brigades internationales, il revient en Yougoslavie, où il devient le secrétaire général en 1937 du parti communiste de Yougoslavie qu'il a contribué a fonder quelques années plus tôt. Il est notamment le principal artisan de la libération de son pays lors de la Seconde Guerre mondiale, qu'il dirigera jusqu'à sa mort en 1980

Le maréchal Tito.
Le maréchal Tito.

C'est l'un des principaux représentants du mouvement des pays non-alignés. Suite à la conférence de Bandung en 1955, il participe avec Nehru et Nasser à celle de Brioni en 1956.

 

Sommaire

  • 1 Seconde guerre mondiale
  • 2 La rupture entre Tito et Staline
  • 3 Citations

 

Seconde guerre mondiale

Après que la Yougoslavie ait été envahie par les forces armées italiennes en avril 1941, les communistes sont parmi les premiers à organiser un mouvement de résistance. Le 10 avril, le politburo du parti communiste de Yougoslavie se réunit à Zagreb et décide de commencer la résistance, nommant Tito comme chef du comité militaire.

Le 22 juin, un groupe de 49 hommes attaquent un train de réserve allemand près de Sisak; ainsi commencent les premières actions anti-fascistes dans l'Europe occupée. Le 4 juillet, Tito fait imprimer et diffuser publiquement un plaidoyer pour la résistance armée contre l'occupation Nazie, comme étant le commandant suprême de l'Armée Populaire de Libération et de Séparation Partisane de Yougoslavie. Les partisans sont les protagonistes d'une grande campagne de guerilla et ils commencent à libérer des parties du territoire.

Après l'expulsion des Allemands de la Serbie (Belgrade est libéré avec l'aide de l'Armée rouge en octobre 1944), Tito devient le chef d'un gouvernement provisoire le 7 mars 1945, avec le représentant monarchiste Ivan Šubašic. Ce dernier est évincé par les communistes en octobre 1945.

Le 5 avril 1945, Tito signe un accord avec l'Union Soviétique permettant l'"entrée temporaire de troupes soviétiques sur le territoire yougoslave". Appuyant l'Armée Rouge, les partisans gagnent la guerre en 1945, défaisant l'État indépendant de Croatie, vassal des nazis, et poussant même jusqu'à Trieste en Italie, au grand dam des Alliés. Sans aucun doute, la "Guerre pour la libération de la Yougoslavie" est considérée comme l'unique victoire de la Seconde Guerre Mondiale réussie par des forces de guerilla locales, bien qu'il y ait eu un appui externe, plus de la part des Britanniques que des Soviétiques.

La rupture entre Tito et Staline

L'adhésion de la Yougoslavie au Kominform exige une obéissance absolue de Tito à la ligne fixée par le Kremlin. Or, le dirigeant yougoslave, fort de son passé glorieux (libération de la Yougoslavie lors de la Seconde Guerre mondiale), désire rester indépendant aux volontés de Staline. Dès la seconde guerre mondiale, les relations seront houleuses, les soviétiques censurant les messages que la résistance yougoslave voulait lancer sur la radio "La Yougoslavie Libre" qui diffusait depuis Moscou.

Tito prend des initiatives qui déplaisent aux dirigeants soviétiques : projet d'une fédération balkanique, soutien aux communistes grecs dans une insurrection que Staline tient pour une aventure.

La rupture entre les deux hommes est inévitable, car Staline, irrité par le prestige de Tito, n'envisage pas de partager l'autorité et il craint que son esprit d'indépendance ne devienne contagieux dans les démocraties populaires.

Cette rupture intervient en plusieurs étapes : Dès 1945, Staline place des hommes lui étant dévoués dans l'administration et le parti communiste yougoslave. Cependant, Tito refuse de se laisser subordonner sa police, son armée et sa politique extérieure et de voir se créer des sociétés mixtes de production par lesquelles les soviétiques contrôleraient les branches essentielles de l'économie du pays. En mars 1948, Staline rappelle tous ses conseillers militaires et ses spécialistes civils basés en Yougoslavie. Peu après, une lettre du Comité central soviétique critiquant les décisions du PC yougoslave tente de semer la discorde dans celui-ci. Néanmoins, l'inverse se produit, les dirigeants yougoslaves font bloc autour de Tito et les fidèles à Moscou sont exclus du Comité central puis arrêtés. Le Kremlin tente alors un derniers recours en portant l'affaire devant le Kominform. Mais, Tito refuse, se sentant « inégaux en droits » et « déjugés par les autres partis frères ». Le Kominform considére cet acte comme une trahison. Le 28 juin 1948, le Kominform publie une résolution condamnant l'attitude yougoslave. En excluant, la Yougoslavie du Kominform, Staline espère ainsi provoquer un recul des yougoslaves. C'est un échec, le PC yougoslave, épuré des kominformistes élit un nouveau Comité central totalement dévoué à Tito.

Staline tente alors de subordonner la Yougoslavie avec l'arme économique. Il réduit les exportations de l'URSS vers ce pays de 90% et oblige les démocraties populaires à faire de même. Ce blocus économique oblige Tito à augmenter ses échanges avec le bloc occidental. Il est néanmoins toujours fidèle au socialisme et se réclame des mêmes principes que l'URSS même s'il reste politiquement indépendante de celle-ci. Tito remet donc en cause la direction unique du monde socialiste par l'URSS et ouvre la voie à l'idée d'un socialisme national.

Citations

«  L'espéranto doit être introduit dans les écoles, non point par un décret d'en haut, mais par l'exigence consciente de l'opinion publique informée, par conséquent depuis la base d'une manière vraiment démocratique.  » 

"Tito (Josip Broz)." Wikipédia, l'encyclopédie libre. 13 août 2006, 01:27 UTC. 15 août 2006, 22:20 <http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tito_%28Josip_Broz%29&oldid=9305539>.

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