Saddam Hussein

1.6 La chute

Le 20 mars 2003, les États-Unis et leurs alliés (principalement le Royaume-Uni) attaquent l'Irak et le régime de Saddam Hussein et le renversent lors d'une guerre éclair (mars-avril 2003).

Les motifs invoqués de cette occupation du pays, qui n'a pas eu l'aval de l'ONU (comme lors de la guerre contre le dictateur Milosevic), sont la détention par l'Iraq d'armes de destruction massive. Pour d'autres, la reconstruction d'un Moyen-Orient cultivant "la démocratie" au lieu de la tyrannie (voir Liens entre l'Irak et le terrorisme). Pour d'autres encore, les intérêts financiers de l'industrie pétrolière américaine en général et de la famille Bush en particulier ne sont probablement pas étrangers à cette invasion. Certains affirment que le président Bush fils aurait promis à son père de terminer le travail qu'il avait commencé mais pas terminé. Mais tout ceci n'est qu'hypothèses sans preuves.

La chute de Bagdad, le 9 avril 2003, marque la fin officielle du régime de Saddam Hussein et sa fuite. Après plusieurs mois passés dans la clandestinité, Saddam Hussein est arrêté dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003.

Il est rapidement exhibé aux médias par l'armée américaine, avec pour objectif de saper le moral des groupes armés proches du parti Baas.

1.7 Le procès

Saddam Hussein avant son procès, le 1er juillet 2004

L'ouverture de la phase préliminaire de son procès a eu lieu à Bagdad au début du mois de juillet 2004. C'est un tribunal d'exception, le Tribunal spécial irakien (TSI), qui le jugera pour génocide, crime contre l'humanité et crime de guerre, avec plusieurs autres membres importants du parti Baas.

1500 personnes dont 22 avocats principaux venant d'Irak, Jordanie, Libye, France, et États-Unis d'Amérique se sont proposés pour assurer la défense de Saddam Hussein. Jacques Vergès et Roland Dumas sont quelques-uns de ses nombreux avocats.

Le 7 juillet 2005, Ziad al-Khasawneh, le principal avocat de Saddam Hussein, démissionne, suite aux pressions des avocats américains, voulant l'empêcher de prendre position pour la résistance irakienne et contre l'invasion armée.

Le 8 août 2005, tous ses avocats sauf un irakien, Khalil al-Doulaïmi, sont récusés par la famille Hussein qui les accusent de s'étre autoproclamés défendeurs de Saddam Hussein sans avoir été mandatés.

Le 4 septembre, le porte-parole du gouvernement irakien annonce que l'ouverture du procès aura lieu le 19 octobre. Soit juste après le référendum sur le projet de Constitution, prévu le 15 octobre.

Ce procès concernera dans un premier temps le massacre de 143 chiites du village de Doujaïl en 1982 ainsi que la destruction de propriétés et l'exil interne pendant 4 ans des habitants de cette ville. Plusieurs autres membres de l'ancien parti Baas seront également jugés :

  • Taha Yassine Ramadan, ancien vice-président
  • Barzan Ibrahim al-Hassan, ancien chef des renseignements
  • Awad Ahmed al-Bandar, adjoint du chef de cabinet de Saddam Hussein
  • Abdallah Kadhem Roueid, responsable local du parti Baas
  • Mezhar Abdallah Roueid, responsable local du parti Baas
  • Ali Daeh Ali, responsable local du parti Baas
  • Mohammed Azzam al-Ali, responsable local du parti Baas
  • Le porte-parole du gouvernement a également déclaré que si Saddam Hussein était condamné à la peine de mort, la sentence pourrait être exécutée sans attendre son jugement pour d'autres actes d'accusations.

Le 19 octobre, Saddam Hussein défie le tribunal en ne reconnaissant pas son autorité et plaide non coupable pour le massacre de Doujaïl.

Les témoins programmés au procès, ayant trop peur d'être des témoins publics, ne sont pas venus à Bagdad. Le premier procès de Saddam Hussein est alors ajourné pour permettre d'entendre ces derniers dans des conditions de sécurité satisfaisante. La prochaine audience aura lieu le 28 novembre.

Son rêve d'un nouvel empire babylonien

Saddam Hussein avait comme rêve de restaurer le vieil empire babylonien, la grandeur de l'antique Mésopotamie, le rayonnement de l'empire abbasside et de revendiquer pour l'Irak un destin prestigieux, de faire de son pays un État fort, première puissance militaire et technologique de la grande « nation arabe », au besoin par le fer et par le feu. Il lui aura manqué une juste appréciation du rapport de forces diplomatiques.

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