Robert MUGABE

5. Le président du Zimbabwe

En 1988, Mugabe nomme Nkomo au poste de vice-président. Depuis la fin de la représentation blanche et de la fusion de la ZAPU dans la ZANU, il n'y a plus d'opposition au parlement et le pays vit de facto sous un régime de parti unique.

En 1990, Robert Mugabe est réélu et fait part de son intention d'imposer institutionnelement la ZANU comme parti unique et de transformer l'état en régime marxiste.

La chute du mur de Berlin et l'effondrement des régimes communistes en Europe empêchent cette mutation sinon en fait du moins en droit.

En 1996, Mugabe est réélu presque sans opposition réelle.

Il décide alors de mettre en chantier une réforme agraire qui aboutira à l'expropriation des fermiers blancs lesques assuraient 80% du revenu national. C'est par la violence que le processus se met en route au début des années 2000 alors qu'un fort mouvement de mécontentement se propage dans le pays dû au ralentissement économique et à la corruption ostentatoire des gouvernants.

6. Le despote contesté

Quand Mugabe était arrivé au pouvoir, 70% des terres arables appartenaient à 4000 blancs. Mugabe les avait rassuré contre toute expropiation forcée et quelques milliers d'hectares avaient été redistribué pacifiquement souvent à des partisans du régime. En 1999 et 2000, Mugabe commence à faire procéder à une expropriation forcée en utilisant la violence des milices de pseudos anciens combattants dirigés par Chenjerai 'Hitler' Hunzvi.

En 2000, il soumet à la population une nouvelle constitution incorporant notamment une réforme agraire avec des expropriations sans compensation et surtout une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement.

Le 11 février 2000, contre toute attente, ce projet de nouvelle constitution soumis à référendum, est rejeté par la population manifestant pour la première fois la défiance de la population envers le vieux despote.

Le 6 avril, il passe outre ce vote pour imposer sa réforme agraire.

Son parti manque de perdre les élections mais garde sa majorité grâce aux fraudes massives.

Aux élections présidentielles de mars 2002, Robert Mugabe doit recourir encore à la violence et aux fraudes électorales pour se faire réélire président de la république avec 56 % des voix contre Morgan Tsvangirai, le président du tout nouveau Mouvement pour un changement démocratique (MDC).

A la suite de ces élections truquées, la Grande-Bretagne tente d'organiser avec les pays du Commonwealth des sanctions internationales. Appuyé par les pays occidentaux, les États-Unis et l'Australie, les britanniques obtiennent difficilement la suspension du Zimbabwe du Commonwealth mais les pays africains font bloc autour du dictateur justifiant son comportement par les abus du colonialisme. Mugabe et ses proches sont également interdits de séjour en Europe et aux États-Unis.

Dorénavant, Mugabe abandonne toute courtoisie et met fin au semblant de démocratie en limitant drastiquement la liberté de la presse, en muselant l'opposition, en recourant à la torture et à l'assassinat des membres d'opposition.

Alors que le pays s'enfonce dans une crise sans précédent et que 70% de ses citoyens sont sans emplois, le pays autrefois prospère doit souscrire au programme alimentaire mondial. L'économie périclite suite à l'expropiation violente des blancs dont les terres désormais en jachère sont distribuées à des proches du régime. L'ancien pays exportateur de céréales doit dorénavant en importer.

Mugabe est condamné par l'ensemble des pays occidentaux et par des organisations telles que Amnesty International qui dénonce les atteintes aux droits de l'homme. En Afrique, il reçoit le soutien de Sam Nujoma et de quelques autres leaders africains alors que quelques autres n'hésitent pas à dénoncer la dérive du régime. Desmond Tutu, l'ancien archevêque du Cap, le traite de « caricature de dictateur africain ». L'ancien président de Zambie, Kenneth Kaunda et le président du Botswana Festus Mogae le désavouent.

En 2003, le Congrès des États-Unis impose une multitude de sanctions financières et économiques dénoncées comme raciste par Robert Mugabe.

Le 8 décembre 2003, Le Zimbabwe est suspendue pour 18 mois supplémentaire du Commonwealth. Mugabe riposte en retirant puremenrt et simplement le Zimbabwe de l'organisation.

Homophobe caractériel, Mugabe s'en prend continuellement aux blancs et aux occidentaux, plus particulièrement à Tony Blair qu'il accuse de néo-colonialisme.

En 2005, le président George W. Bush cite le Zimbabwe parmi les postes avancées de la tyrannie au côté de Cuba et de la Corée du Nord.

Citations

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé le 15 septembre 2005 que les Zimbabwéens ne mouraient pas de faim, mais qu'ils refusaient de changer leur régime alimentaire pour manger des patates ou du riz. Robert Mugabe a affirmé à l'Associated Press que son peuple était "très, très heureux". Le véritable problème résidait dans la dépendance au maïs, selon lui, "mais cela ne veut pas dire que nous n'avons rien d'autre à manger: nous avons des tonnes de patates mais les gens ne sont pas des mangeurs de patates... ils ont du riz mais cela ne les attire pas", déplorait Robert Mugabe.

 

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