Kim Jong-il

Kim Jong-il est un nom chinois, coréen, khmer ou vietnamien ; le nom de famille, Kim, précède donc le prénom.

Kim Jong-il (né en Sibérie, le 16 février 1942 selon sa biographie officielle, le 16 février 1941 selon d'autres sources) est un homme d'État nord-coréen. Il est l'actuel dirigeant de la Corée du Nord depuis 1994.
Il a succédé à son père, Kim Il-sung, qui a dirigé le pays depuis 1948. Appelé le « Cher Dirigeant », il occupe aujourd'hui les fonctions de président du Comité de la défense nationale et de secrétaire général du Parti ouvrier coréen.
Le respect voué à Kim, est généralement considéré comme un culte de la personnalité. Sa biographie officielle, au titre de "Brief history" de 160 pages [1] diffère sur plusieurs points des biographies des observateurs occidentaux.

Portrait de Kim Jong-il en 1998.

Portrait de Kim Jong-il en 1998.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 1.1 La naissance pendant la seconde guerre mondiale
  • 1.2 L'enfance en Corée après 1945
  • 1.3 Éducation
  • 1.4 L'ascension au sein du Parti du travail de Corée
  • 1.5 La Corée du Nord depuis 1994
  • 1.5.1 Une succession dans un contexte de crise nucléaire
  • 1.5.2 Le rôle de Kim Jong-il dans le dialogue intercoréen
  • 1.5.3 Ouverture économique et actualisation de la théorie du juche
  • 1.6 Divers
  • 1.6.1 Les controverses dsur le train de vie fastueux prêté à Kim Jong-il
  • 1.6.2 Culte de la personnalite

Biographie

Kim Jong-il et la secrétaire d'État américaine Madeleine Albright

Kim Jong-il et la secrétaire d'État américaine Madeleine Albright

La naissance pendant la seconde guerre mondiale

Selon sa biographie officielle, Kim Jong-il est né au Mont Paektu en Corée du Nord, le 16 février 1942. La mythologie officielle indique qu'à l'occasion, un double arc-en-ciel est apparu, ainsi qu'une étoile, la plus haute dans le ciel[2].
Le medias et observateurs occidentaux retiennent généralement la date du 16 février 1941. Selon d'autres sources occidentales et sud-coréennes, Kim Jong-il serait né sous le nom de Youri Irsenovitch Kim dans un petit village de Viatskoe (ou Viatsk), un camp militaire près de Khabarovsk, en Union soviétique, où son père Kim Il-sung était une figure importante parmi les Coréens communistes exilés, ayant le grade de commandant de bataillon dans la 88e brigade soviétique, composés de Chinois et de Coréens. La mère de Kim Jong-il est la première épouse de Kim Il-sung, Kim Jong-suk.

L'enfance en Corée après 1945

Kim était enfant lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata. Son père est rentré à Pyongyang en septembre 1945, en tant qu'ancien dirigeant de la guérilla communiste antijaponaise. En novembre, Kim Il-sung a accompagné ses deux fils (Kim Jong-il et son frère cadet, Shura Kim, mort accidentellement noyé alors qu'il était encore enfant) lors de leur retour en Corée, à bord d'un navire soviétique qui fit escale à Unggi. En 1948, Kim Jong-il commença l'école élémentaire. Sa mère est décédée en 1949.

Éducation

Selon sa biographie officielle, Kim Jong-il est diplômé de l'école Namsan de Pyongyang, fréquentée notamment par les enfants des cadres communistes nord-coréens. Puis il a suivi des cours à l'université Kim Il-sung où il obtint un diplôme en Économie politique en 1964. Kim Jong-il aurait également reçu des cours d'anglais à l'Université de Malte au début des années 1970, au cours de ses fréquentes vacances à Malte comme invité du Premier ministre maltais, Dom Mintoff.
Selon d'autres sources, occidentales, Kim a également été formé en République populaire de Chine, où il fut éloigné de son père pour des raisons de sécurité durant la Guerre de Corée.
Après l'obtention de son diplôme de 1964, Kim Jong-il a commencé son ascension à travers la hiérarchie du Parti ouvrier coréen, travaillant d'abord dans le département d'Organisation, avant de devenir membre du Politburo en 1968. En 1969, il a été nommé directeur du Département de la Propagande.
Entre-temps, Kim Il-sung s'était remarié et avait eu un autre fils, Kim Pyong-il, à l'origine d'une intense rivalité entre les deux demi-frères selon des sources occidentales. Kim Pyong-il a embrassé une carrière diplomatique, ayant notamment été en poste à l'ambassade de Hongrie.

L'ascension au sein du Parti du travail de Corée

En 1973, Kim Jong-il fut nommé secrétaire de parti de la propagande et en 1974, il a été officieusement désigné comme successeur de son père selon des observateurs occidentaux. Durant les quinze années suivantes, il aurait occupé successivement d'autres postes, dont celui de ministre de la Culture, et notamment au sein des services secrets nord-coréens.
La Corée du Sud a ainsi accusé Kim Jong-il d'avoir organisé en 1983 un attentat à la bombe à Rangoon (actuellement Yangon, en Birmanie), qui tua dix-sept Sud-Coréens en visite officielle, dont quatre membre de cabinets ministériels, ainsi qu'un autre attentat qui a causé la mort des cent quinze passagers d'un vol de Korean Airlines. Les éléments de preuve manquent à l'appui et le gouvernement nord-coréen a toujours nié toute implication dans l'attentat de Rangoon. Un agent nord-coréen aurait en revanche reconnu avoir placé une bombe dans l'attentat du vol de Korean Airlines.
Kim Jong-il se serait progressivement affirmé au sein du Parti ouvrier coréen à partir de la septième session plénière du Comité central en septembre 1973, menant les campagnes des « Trois Révolutions ». À l'issue du sixième congrès du Parti du travail de Corée, organisé en octobre 1980, il aurait siégé au Politburo, à la Commission militaire et au secrétariat du Parti.

Mur dévolu aux citations du « Cher Dirigeant » dans la ville de Kaesong, dans le sud du pays

Mur dévolu aux citations du « Cher Dirigeant » dans la ville de Kaesong, dans le sud du pays

En 1991, Kim Jong-il est nommé commandant suprême des forces armées nord-coréennes. Le rôle important joué par l'armée en Corée du Nord explique que, selon certains observateurs occidentaux, cette fonction soit considérée comme la plus éminente parmi celles alors exercées par Kim Jong-il.
En 1992, Kim Il-sung déclara publiquement que son fils était en charge des affaires intérieures nord-coréennes.

La Corée du Nord depuis 1994

Une succession dans un contexte de crise nucléaire

La période de trois ans entre la mort de Kim Il-sung, en 1994, et la confirmation de son fils Kim Jong-il comme nouveau dirigeant de la Corée du Nord, en 1997, a souvent été interprétée à l'étranger comme le signe d'une succession plus difficile que prévu. Les autorités nord-coréennes font observer qu'il s'agissait seulement de respecter la durée du deuil de trois ans qui est d'usage en Corée lors de la mort du père. Le changement de pouvoir est intervenu à une période critique pour la Corée du Nord, dans un contexte de crise nucléaire et d'aggravation des difficultés agricoles ayant conduit à une sévère pénurie alimentaire.

Le rôle de Kim Jong-il dans le dialogue intercoréen

Kim Jong-il a participé à la relance du dialogue entre les deux Corée, sur la base de la déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin 2000, en vue d'une réunification de la Corée. À l'occasion de cette rencontre historique entre les deux dirigeants coréens à Pyongyang, le numéro un nord-coréen a donné l'image d'un homme ouvert et cultivé qui a fortement contrasté avec celle qui prévalait jusqu'alors en dehors de la Corée du Nord :
« Au sommet de juin avec le président sud-coréen Kim Dae-jung, le dirigeant nord-coréen est apparu sur la scène mondiale comme un diplomate affable, un hôte sympathique et un débatteur brillant. C'est ce Kim-là qui a rencontré ici Albright pour de longues conversations lundi et jeudi. « Il est étonnament bien informé et extrêmement cultivé », a déclaré un Américain qui participait aux rencontres. « Il est concret, réfléchi, très attentif. Il prenait des notes. Il a le sens de l'humour. Ce n'est pas le fou qu'avaient dépeint beaucoup de gens. » D'autres personnes l'ayant rencontré récemment ont porté les mêmes jugements. Kim Dae-jung, dont le pays est officiellement en guerre avec la Corée du Nord depuis cinquante ans, l'a décrit comme « un dirigeant pragmatique avec un solide jugement. » Albright l'a qualifié de « très décidé et doué d'un grand sens pratique. » »[3]

Ouverture économique et actualisation de la théorie du juche

Au plan intérieur, Kim Jong-il a initié une timide politique d'ouverture économique, marquée par la libéralisation des prix et des salaire en 2002 et l'ouverture de zones économiques spéciales accueillant les investissements étrangers.
À partir de 1995, Kim Jong-il a créé et développé la politique de songun qui accorde la priorité au renforcement de l'armée dans la construction du socialisme nord-coréen.

Divers

Les controverses dsur le train de vie fastueux prêté à Kim Jong-il

De nombreux observateurs notent les goûts de luxe et le train de vie fastueux du « Cher Guide ». De 1989 a 1999, Kim Jong-Il aurait commandé, selon ABC entre 650 000 $ et 800 000 $ de d'alcools et de vins fins par an[4].
Kim Jong-il a aussi, selon des réfugiés, un goût pour les mets fins, que son escouade de chefs étrangers va acheter directement à l'étranger, que ce soit au Japon, en Chine ou en Europe. Ce luxe bénéficie egalement a ses quatre troupes de danse, exclusivement feminines et jeunes, afin qu'elles aient toutes la peau claire et de bon aspect[5].
En l'absence de toute information officielle, des sources extérieures, comme le "Washington Post", estiment cependant que les élements du train de vie prêté à Kim Jong-il relèvent de rumeurs :
" De par le monde, des jounalistes font des portraits qui recyclent toutes les rumeurs à propos de Kim Jong-Il : c'est un alcoolique qui achète plus de cognac Hennessy haut de gamme que n'importe qui d'autre dans le monde. C'est un coureur de jupons qui emploie des "escouades pour le plaisir" -- peut-être des blondes importées de Suède pour satisfaire ses désirs de dépravé. C'est un fan de basketball qui adore Michael Jordan. Il a un QI de 150. Il a la phobie des microbes. il navigue sur le "Net" "(source : [1]).

Culte de la personnalite

La personne de Kim Jong-il était entourée de ce qui est souvent qualifié en Occident d'un culte de la personnalité : monuments, défilés, portraits et badges[6]. Cependant en 2004, Kim Jong-il fit soudainement enlever tous ces portraits de la rue, ne laissant que celles de son père, Kim Il-sung [7].
D'après des réfugiés anciens journalistes, les étudiants apprendraient des l'école de journalisme à placer les articles concernant Kim Jong-il avant toute autre information et suivraient régulièrement des stages de mise à niveau en « grandes realisations de Kim Jong-Il et Kim Il-Sung »[8].
Le kimjongilia est une variété de bégonia, ainsi dénommée en référence à Kim Jong-il.

 

Publié sous GNU Free Documentation License. "Kim Jong-il." Wikipédia, l'encyclopédie libre. 17 juillet 2006, 08:18 UTC. 30 juillet 2006, 17:50 <http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kim_Jong-il&oldid=8724550>.

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