Adolf Hitler

Sommaire
1 Jeunes années
2 La Première Guerre mondiale
3 Le combat politique
4 L'accession au pouvoir
5 La Seconde Guerre mondiale
6 Hitler était-il socialiste ?
7 Interprétation psychanalytique
8 Aspects énigmatiques du personnage
9 Regards des contemporains
10 Anecdotes

 

5. La Seconde Guerre mondiale

Hitler, Keitel, Bormann et Goëring

La politique antisémite et raciste du Troisième Reich entraîna d'abord l'élimination, puis l'extermination systématique des Juifs - (solution finale ou Holocauste ou encore Shoah), dans laquelle 6 millions de personnes furent tuées. Les autres catégories abhorrées étaient les Tziganes, les malades mentaux, les communistes et les Slaves, considérés comme une race inférieure destinée à être partiellement exterminés et partiellement réduits en esclavage. D'autres groupes furent également persécutés : Les témoins de Jéhovah, homosexuels, prostituées, délinquants, etc.

Bien qu'ayant eu des intuitions brillantes, lors de la bataille de Stalingrad en 1942-1943, il s'avéra être un commandant des forces armées erratique et imprévisible, souvent dédaigneux de l'opinion de généraux et maréchaux expérimentés.

Le 20 juillet 1944, à la Wolfsschanze, il ne fut que blessé dans un attentat lors d'une tentative de coup d'Etat d'officiers qu'il réprima durement.

Convaincu que si l'Allemagne ne pouvait pas gagner la guerre, elle ne devait plus exister, Hitler ordonna le 19 mars 1945 que toutes les industries, installations militaires, magasins, moyens de transport et de communications allemands soient détruits. Ces ordres furent amortis par ses subalternes.

Après que l'Armée rouge soviétique fut parvenue à Berlin, Adolf Hitler se suicida avec Eva Braun (qu'il venait d'épouser) le 30 avril 1945, dans le Führerbunker.

Dans le testament qu'il laissa, il écarta Goering et Himmler et désigna l'amiral Karl Dönitz comme successeur.

6. Hitler était-il socialiste ?

Hitler rejetait dans un même mépris capitalisme et marxisme. Son nationalisme raciste transcendait le clivage traditionnel capital/social : il rêvait d'un peuple uni (Volk) par le (même) sang. La propagande hitlérienne est essentiellement guidée par des considérations d'opportunité politique, mais comporte deux invariants : l'antisémitisme, puis l'anti-marxisme (compris dans un sens assez large).

Pendant les années 1920, il doit louvoyer entre les tendances "droitistes" (de l'armée et de la droite traditionnelle, du patronat) et "gauchistes" (de certains de ses partisans, comme Ernst Röhm ou Gregor Strasser). Son problème consiste, comme la plupart des partis d'extrême droite aujourd'hui, à capter et conserver un maximum de voix en vue de conquérir électoralement le pouvoir.

Une étatisation des moyens de production débuta dès 1933 avec des usines automobiles et aéronautiques puis se poursuivit avec l'économie de guerre mise en place par Albert Speer dès 1943. À compter de 1943 cette étatisation de fait suivait un schéma d'emprise totalitaire des moyens de production pour l'effort de guerre plutôt qu'une inspiration socialiste qui dominait dans le courant des années 1930.

Il est cependant utile de rappeler que les socialistes étaient pourchassés sous le Troisième Reich et que beaucoup sont rentrés en résistance. Il a certes étatisé certaines entreprises mais cela ne suffit pas pour définir le socialisme, de plus cette étatisation était à but militaire et non social.

7. Interprétation psychanalytique

Adolf Hitler et une petite fille nommée Inge Terboven

Responsable d'une guerre ayant fait dans les cinquante millions de morts, le personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent de considérer les interprétations de son comportement avec beaucoup de recul.

Dans son livre de 1983 Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par ses traumatismes infantiles.

Sa mère avait épousé un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son père ; après une tentative de fugue, il fut presque battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à la fin de son existence. Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche, Hitler fit détruire le village où son père avait grandi.

Durant la vie d'Hitler, des rumeurs circulèrent sur le possible judaïsme de son père (sa grand-mère ayant été servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son fils) ; cela aurait été une grande honte dans le climat d'antisémitisme de cette époque. Cette insécurité peut être corrélée par l'ordre d'Hitler, selon lequel chaque Allemand était censé prouver la non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.

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