Adolf Hitler

Sommaire
1 Jeunes années
2 La Première Guerre mondiale
3 Le combat politique
4 L'accession au pouvoir
5 La Seconde Guerre mondiale
6 Hitler était-il socialiste ?
7 Interprétation psychanalytique
8 Aspects énigmatiques du personnage
9 Regards des contemporains
10 Anecdotes

 

4. L'accession au pouvoir

Adolf Hitler

Voir aussi la Chronologie du Troisième Reich.

Dans une grande fébrilité politique, Hitler fut finalement nommé Chancelier de la République de Weimar le 30 janvier 1933, aidé par les rivalités à droite déchirant l'entourage du président Hindenburg, en particulier l'ancien Chancelier Franz von Papen et le Parti Populaire National Allemand (DNVP), dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenberg. Papen et Hugenberg avaient espéré utiliser sa popularité à leur profit et pensaient être en mesure de le contrôler.

Une fois en place, Hitler s'acquit le soutien de l'armée, déborda ses partenaires, puis mit en route ce que l'on appela la Gleichschaltung (la « Mise au pas »). L'incendie du Reichstag du 27 février fut exploité afin de limiter drastiquement les libertés civiles et d'éliminer les opposants politiques.

Hindenburg ayant accepté de nouvelles élections, le NSDAP les remporta en mars 1933 avec 43.9% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vota la Loi d'habilitation (Ermächtigungsgesetz) qui donnait à Hitler des pouvoirs dictatoriaux. Hitler utilisa ces pleins pouvoirs pour interdire tous les syndicats, ainsi que les autres partis politiques.

Voir aussi la chronologie de l'année 1933.

Le 30 juin 1934, durant la nuit des longs couteaux, fort du soutien bienveillant de l'armée, il fit tuer plusieurs de ses partisans et de ses anciens ennemis politiques. Parmi eux : Gregor Strasser et Ernst Röhm ; ce dernier, chef de la SA, était détesté par les militaires et avait des projets politiques plus radicaux que Hitler.

Hitler et Chamberlain en 1938

La fin de la République de Weimar coïncida avec la mort de Hindenburg, car par une mesure malheureuse la constitution précisait qu'en cas de décès du Président, cette dignité (et ses pouvoirs considérables) devait être assurée temporairement par le Chancelier. Hitler obtint ainsi un accès parfaitement légal et constitutionnel aux pouvoirs présidentiels, y compris le commandement suprême des forces armées. Trois heures avant la disparition de Hindenburg le 2 août 1934, le Reichstag avait passé une loi confondant les deux fonctions en une seule, appelée Führer und Reichskanzler, qui devait prendre effet à la mort du Président. En quelques mois, il avait réussi à établir un pouvoir dictatorial par la voie parlementaire.

Sa popularité précoce provenait de sa ferme opposition au Diktat de Versailles, de sa politique de réarmement et surtout de ses succès économiques initiaux. Cependant, la répression de toute opposition fut impitoyable : les Juifs, les opposants communistes, socialistes, catholiques ou démocrates eurent le choix entre l'exil ou l'enfermement dans des camps de concentration.

Sous la direction d'Hitler, imprégnée d'antisémitisme et par l'idéologie pangermaniste, convaincue d'appartenir à une race supérieure, l'Allemagne commença par annexer les régions germanophones voisines, comme l'Autriche et les Sudètes, et même la Tchécoslovaquie.

Mais l'invasion de la Pologne fut le casus belli de la Seconde Guerre mondiale.

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