Adolf Hitler

Sommaire
1 Jeunes années
2 La Première Guerre mondiale
3 Le combat politique
4 L'accession au pouvoir
5 La Seconde Guerre mondiale
6 Hitler était-il socialiste ?
7 Interprétation psychanalytique
8 Aspects énigmatiques du personnage
9 Regards des contemporains
10 Anecdotes

 

2. La Première Guerre mondiale

Adolf Hitler, soldat en 1916

En 1914, exalté par l'entrée en guerre de l'Allemagne, Hitler s'engagea comme volontaire. Il se battit sur le front Ouest dans le 16e régiment d'infanterie bavarois. Soldat enthousiaste, tranchant à cet égard sur beaucoup de ses compatriotes, il était apprécié de ses pairs et supérieurs, malgré son manque de sens de l'humour. Plus tard, beaucoup de ses camarades devinrent des Nazis. Il fut blessé une première fois à la cuisse, puis aveuglé temporairement par une attaque au gaz moutarde près de Ypres Belgique à la fin de la guerre. Le caporal Hitler se vit décerner la Croix de fer, Première Classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé) pour avoir accompli le dangereux transport d'une dépêche en 1918.

La guerre prit fin alors qu'Hitler était à l'hôpital de Pasewalk, se remettant de blessures dues au gaz. Anéanti à l'annonce de la capitulation allemande, il pleura. À sa sortie de l'hôpital, il retourna dans son régiment de Munich. La Bavière était entre les mains d'un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik ; sa caserne était dirigée par un Soviet ("conseil"), auquel il accéda.

3. Le combat politique

Adolf Hitler salue ses troupes à Nuremberg en 1935

Après la chute du gouvernement révolutionnaire, Hitler resta dans l'armée jusqu'au 31 mars 1921 et fut chargé de surveiller un groupuscule politique, le Parti Allemand des Travailleurs (Deutsche Arbeiterpartei, DAP). Il y fut très vite remarqué lors d'une de ses interventions et son adhésion fut sollicitée. Il accepta en fin de compte et en fera le NSDAP Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands »).

En avril 1921, il devint le chef de ce parti. Du fait de ses talents d'organisateur et d'orateur, le parti gagna rapidement en popularité.

Les 8 et 9 novembre 1923, il fut directement impliqué dans le coup d'État avorté connu comme le Putsch de la brasserie. Accusé de conspiration contre l'État, il fut condamné le 1er avril 1924 à cinq ans de prison, peine qu'il purgea à Landsberg am Lech. Pendant sa détention, il écrivit Mein Kampf (Mon combat), son manifeste politique. Dès 13 mois de prison et malgré l'opposition déterminée du procureur Stenglein, il bénéficia d'une libération conditionnelle le 20 décembre 1924.

Cependant, craignant toujours l'expulsion du territoire et son renvoi en Autriche, Hitler renonça à la nationalité autrichienne le 30 avril 1925. Devenu apatride, et bien qu'il fût interdit de parole en public jusqu'en 1927, il reconstruisit son parti et retrouva une certaine popularité. C'est de cette époque que date l'entrée en scène de Joseph Goebbels qui l'adula jusqu'à la fin. En 1928, le NSDAP semble pourtant marquer le pas et peine à remonter la pente : seuls 2,6% des votants lui accordèrent leur confiance aux élections législatives du 20 mai. Hitler semblait alors passé de mode.

Mais l'instabilité politique (décès de Gustav Stresemann, chute du chancelier Hermann Müller, remplacé par le gouvernement droitiste et autoritaire de Brüning du Zentrum) et surtout les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l'économie allemande très dépendante des États-Unis allaient valoir au NSDAP un succès foudroyant et imprévu aux élections du 14 septembre 1930. Avec 18,3% des voix acquises au parti nazi et 107 sièges au Reichstag (ce qui en faisait le 2e parti du parlement), Hitler devenait incontournable.

Le septennat du président Hindenburg se terminait le 5 mai 1932. Afin d'éviter de nouvelles élections, la droite et le Zentrum avaient proposé de renouveler tacitement le mandat présidentiel. L'accord des Nazis était nécessaire. Sollicité, Hitler chercha, en contrepartie, à obtenir la démission du chancelier Brüning et de nouvelles élections parlementaires où il espérait améliorer encore les résultats du parti nazi. Hindenburg refusa. Le 22 février 1932, Goebbels put annoncer la candidature du Führer. Le 26 février, Hitler fut opportunément nommé Regierungsrat, fonctionnaire d'état, ce qui lui conférait automatiquement la nationalité allemande.

Après une campagne électorale sans précédent sur le plan de la propagande, Hitler obtint 30% des voix au premier tour (13 mars 1932), mais 37,3% au second tour (deuxième, loin devant les communistes) en avril. Suivirent une série de scrutins régionaux, partout le NSDAP renforça ses positions.

En 1932, la situation se dégrade sur les plans économique et social (plus de 6 millions de chômeurs à la fin de l'année). L'agitation et l'insécurité politique étaient à leur comble. On est proche de la guerre civile. Le gouvernement de la République est incapable de réunir une majorité et il vit d'expédients. Engagé dans un bras de fer avec Hitler, le président Hindenburg refuse toujours de le nommer chancelier. Toutes les tentatives de conciliations échouent. Même la baisse de popularité du NSDAP aux élections de novembre n'entame en rien la détermination du Führer : ou Chancelier, ou rien.

 

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